Photo de Steven Spielberg à propos du  film action RIPD et publiée le 26 Juill. 2013 à 12:46:03

Actu cinéma sur Steven Spielberg, Jason Blum et sur RIPD.

Par Fabrice Laroche - Publié le dans Actus Cinéma > Films Action - 1549 lecteurs.

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Les flops successifs de plusieurs grosses productions hollywoodiennes cet été font douter de la pertinence des choix des grands studios, qui s'engagent sans retenue dans des tournages à plus de 150 millions de dollars au détriment de films moins chers, mais plus profitables.

"Men in Black" chez les morts, "Ripd Brigade fantôme" sort en France le 31 juillet. Le box-office nord-américain a été meurtrier pour beaucoup de films dans lesquels les studios avaient pourtant placé beaucoup d'espoirs. Le bal a été ouvert le 31 mai par "After Earth", qui a péniblement amassé 59 millions de dollars en Amérique du Nord, pour un budget de plus de 130 millions de dollars (hors dépenses de marketing).

Ont suivi "White House Down" (150 millions de dollars de budget, 68 millions de recettes), "The Lone Ranger" (250 millions pour le tournage, 81 millions pour le tiroir-caisse), "Pacific Rim" (180 millions investis pour 72 millions récoltés) et, dernier en date, "Ripd Brigade fantôme", qui n'a engrangé que 15 millions de dollars depuis sa sortie, pour un coût de 180 millions. À croire que Steven Spielberg avait vu juste, quand il avait prédit en juin qu'il y allait avoir "une grosse crise" du système actuel de production.

"Il va y avoir une implosion quand trois, quatre, voire six films à gros budget vont faire un four", avait-il dit. Kathryn Arnold, productrice et experte de l'industrie hollywoodienne, attribue en partie ces échecs à la médiocrité de ces superproductions. "Les studios essaient d'atteindre l'audience la plus large possible et croient parfois qu'ils doivent simplifier l'histoire et multiplier les scènes d'action pour séduire le public non anglo-saxon", explique-t-elle à l'AFP.

"Mais le public est plus malin, a davantage d'alternatives de contenus et est connecté plus que jamais aux différents médias. Les studios doivent apprendre à ne pas être mesquins avec l'histoire quand ils font des films à gros budget", ajoute-t-elle. Elle en veut pour exemple "Fast and Furious 6", "World War Z" et "Iron Man 3", trois films à très gros budget qui ont fait des merveilles en salles.

"Quand un studio fait un gros film avec une histoire aussi bonne et intéressante que "World War Z", un film qui emporte le public vers quelque chose de nouveau et différent, ça marche", dit-elle. "Les superproductions sont indispensables" Mais les studios font-ils un bon calcul lorsqu'ils dépensent 400 ou 500 millions de dollars sur plusieurs films (marketing inclus) dans l'espoir de décrocher un succès à la "Iron Man" (1,2 milliard de dollars dans le monde pour le troisième volet) ? "Hollywood a toujours été une ville de paris et ce n'est pas près de changer", assure Jeff Bock, analyste chez Exhibitor Relations.

"Les superproductions sont indispensables pour tirer le box-office. Et qu'on le veuille ou non, les médiocres performances de ces films originaux (quasiment aucun des fiascos de la saison n'était une suite, ndlr) vont certainement encourager Hollywood à produire des suites par camions entiers", dit-il. Mme Arnold pense en revanche que cette série d'échecs devrait faire réfléchir les studios et les pousser à "faire une pause" dans la course aux méga-budgets.

"Quand on voit des films comme Magic Mike, Happiness Therapy, Arnaque à la carte ou Les Flingueuses, tous ont des budgets de moins de 50 millions de dollars", observe-t-elle. "Ils ont des stars, de bonnes histoires qui touchent le public, bénéficient d'un excellent bouche-à-oreille et marchent donc très bien en salles. Quand vous faites le calcul, ça a du sens et c'est plus lucratif", dit-elle.

Jason Blum, producteur de "Paranormal Activity", "Insidious" ou "Sinister" va même plus loin, avec des films au "micro-budget" de 5 millions de dollars maximum, qui en rapportent souvent 10, 20 ou 40 fois plus. "Quand les gens sont bien installés dans l'industrie, ils se disent : Maintenant que j'ai du succès, je vais faire des films chers", observe-t-il.

"Mais dès que vous commencez à dépenser beaucoup d'argent, vous ne pouvez plus prendre de risques, vous ne pouvez plus tuer le personnage principal, il faut renoncer à plein de choses", dit-il. "Si vous faites des films pour pas cher, vous pouvez essayer plein de trucs bizarres".

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Avatar de phab sur Passion Cinema
  • phab
  • le 26 Juill. 2013 à 12:56

A toutes fins utiles et afin de corroborer les dires de Kathryn Arnold, la présence d'un nombre hallucinant de producteur exécutifs sur les plateaux de tournage, est aussi révélatrice que quelque chose cloche quand au fait d'investir autant d'argent sur un seul film.

Aucun réalisateur n'a envie de voir son film tomber sous le dictat de jeunes loups leur disant comment faire leur film. La créativité laisse place aux impératifs marketing, tous ceux qui travaille dans la production d'où qu'elle soit savent de quoi je parle ^^

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